mercredi 15 avril 2026

Marché de Pissy à Ouagadougou : la tisane, entre remède naturel et défis quotidien

  

Des tas de tisane 

Au marché de Pissy à Ouagadougou, la vente de tisanes traditionnelles attire de nombreux consommateurs en quête de remèdes naturels. Entre accessibilité, héritage culturel et source de revenus pour les vendeuses, cette activité connaît un réel engouement. Toutefois, elle est confronté à plusieurs défis, notamment la hausse des prix et le manque de soutien des autorités.

Il est à peine 10h heures lorsque nous arrivons au marché. Entre les étals de légumes et les cris des commerçants, une odeur particulière attire l’attention : celle des feuilles séchées, des racines et des écorces entassées sur une natte.

Assise sur un banc et âgé de la cinquantaine, Aminata Compaoré nom d'emprunt est vendeuse de tisanes . Devant elle, des sachets soigneusement noués, chacun contenant un mélange de plantes aux vertus bien spécifiques.

Dans un contexte où l’accès aux soins modernes peut être limité, la médecine traditionnelle apparaît comme une alternative crédible. Pour de nombreux consommateurs, la tisane présente plusieurs avantages dont l'accessibilité au coût, elle est également perçu comme étant naturel sans produit chimique .« Nous soignons les problèmes d'infertilité>>; <<Certains plantes lutte contre le paludisme>> explique-t-elle dans un air confiante. La population vient chercher des solutions dans des situations où la médecine moderne est inefficace. Karim Paré (nom d'emprunt) et tradipraticien vient se procurer des plantes aux prés des femmes pour ramener dans son centre situé au quartier boname.

Ici, la tisane n’est pas qu’un produit. C’est un héritage transmise de façon générationnel<< elle m'a été transmise par mère>>. Affirme Catherine Coulibaly (nom d'emprunt) Ce métier lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. La vente de tisane constitue une source de revenus essentielle pour ces femmes. Certaines parcourent de longues distances pour récolter les plantes, d’autres les achètent en gros avant de les revendre.

Malgré ses avantages, la vente de tisane n’est pas sans difficultés. Entre la disparition de certains espèce floral, la déforestation,la flambée des prix des tisanes, le manque d'accompagnement du gouvernement ces femmes lance un cris de détresse aux gouvernements.<<Depuis l'arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré, aucune action n'a été posé à l'endroit de cet secteur et nous leur demandons de jetter un regard>> a laissé entendre Catherine Coulibaly .




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